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BUSINESS & ECONOMICS - Corporate Finance
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By Fady J. Rahmé
L’EnvOping est –il une science ou un art ? L’EnvOping sera-t-il un jour une activité reconnue de l’entreprise et une fonction légitime et banalisée comme le sont les Finances, les Ressources Humaines ou le Marketing ? Voilà notre pari. Mais réussira-t-il ? Il est encore tôt pour le dire, même si beaucoup d’indicateurs laissent croire que cela sera le cas…..et dans peu de temps. Parmi ces indicateurs : • Le Temps des régulateurs qui est déjà là, • La Résilience Stratégique – qui ne peut s’atteindre que si l’on a les moyens d’interagir avec l’EnvOp - qui peut devenir dans un future très proche un des éléments sur base desquels les investisseurs jugent l’entreprise • L’EnvOp qui évolue bien plus rapidement que par le passé et à une vitesse exponentielle et qui a besoin de « quelqu’un pour s’en occuper » • Les outils des « solistes » (lobbyiste, chargé de la communication et des medias, juriste….) existent mais ont besoin d’un « coordinateur d’orchestre » pour les rendre plus efficients • Les risques émergeants qui sont devenus l’une des menaces les plus ressenties par les managers mais ces derniers ne savent pas encore comment y faire face en raison de la nature particulière de ces risques • La place de plus en plus importante qu’occupent le risque politique et les risques de réputation dans la réflexion des managers et qui les classent parmi les menaces les plus importantes auxquelles doit faire face l’entreprise Les entretiens conduits avec les chefs d’entreprises concernés ont démontré que l’interrogation autour de ce que nous avons appelé un métier pas comme les autres pour faire face à des risques pas comme les autres est d’actualité. Tous commencent à en percevoir les contours mais n’ont pas encore banalisé ou normalisé l’EnvOping. Au cours de ces entretiens, l’un des chefs d’entreprises interrogés disait : « Normaliser cette action envers l’environnement opérationnel ne peut se faire que si l’on change de perception à l’égard de tout ce que l’on peut mettre sous cette appellation. Il faudrait que l’on démystifie cette action menée, jusque-là, par des équipes, en marge du cœur de métier, qui déploient des méthodes qui ne sont pas très connues des managers de l’entreprise. A nos yeux, il s’agit plus d’un art, d’un savoir-faire acquis par des années de pratiques dans des environnements auxquels nous ne sommes pas familiers, que d’une vraie science transmissible avec des règles strictes et claires et que donc nos jeunes cadres peuvent apprendre à l’université ». De ce propos, il nous semble devoir conclure cet ouvrage en essayant de répondre à la question de savoir : L’EnvOping est-il un art ou une science ? S’il était un art ou un savoir-faire acquis sur le tas par des personnes ayant un don particulier pour ce genre d’approche alors il ne serait que très difficilement intégrable à toutes les entreprises puisqu’il serait le savoir-faire «inspiré» d’un cadre spécifique qui agirait «à la marge» de l’entreprise pour développer son art. S’il était une science, il serait un « corpus » de savoir précis, avec des «causes» et des «effets» prédictibles. Il serait un ensemble de règles et de lois transmissible en tout lieu et susceptible d’être incorporé dans le management des entreprises qui réunissent les conditions de son application. Un art ? On définit l’art comme une «activité humaine qui tend à la création d’une œuvre exprimant un idéal de beauté et d’harmonie». Cela vaut pour un tableau, un poème ou une œuvre littéraire. Mais l’art tel qu’on l’applique à d’autres activités serait «un ensemble de connaissances et techniques nécessaires pour maitrise une pratique donnée». On parlerait alors des arts martiaux, de l’art de la table de l’art de la négociation etc…. Toutefois, ce qui est commun à ces deux définitions c’est bien que l’on appelle «Art» une pratique qui nécessite un certain talent, un certain savoir-faire, une certaine connaissance dans laquelle la personne qui met en œuvre cette pratique, le fait d’une manière peu commune fondée sur une certaine connaissance spécifique à celui qui a la maitrise profonde de cette pratique et qui peut donc la faire passer d’une action mécanique à une opération ayant une dimension «artistique»…en y mettant souvent des sentiments ou ce qu’on appelle une âme. Prenons les arts martiaux. C’est pour le commun des mortels un ensemble de mouvements qui permettent soit de se défendre face à une agression soit d’attaquer une autre personne. Ils sont répertoriés comme des sports de combats et font même partie des épreuves de jeux olympiques comme n’importe quelle activité sportive. Nous ne les « élevons » en les appelants « arts martiaux » que lorsque nous y trouvons une harmonie du corps et de l’esprit et qu’ils nous apparaissent comme l’émanation d’une philosophie (plutôt asiatique) et l’expression d’un haut niveau de perfection. Revenons à l’EnvOping. Il s’agit bien d’un ensemble de techniques nécessaires pour maitriser une pratique donnée. Ces techniques découlent de connaissances. Mais il n’y a pas le besoin d’un talent d’exception ou d’aspiration « au beau » et de sublimation de l’action pour interagir avec son environnement opérationnel. Une bonne maitrise de certains outils, la mise en place d’une bonne cartographie des acteurs, un suivi régulier, strict et discipliné permettent de jouer les cinq rôles (le Radar, le Traducteur, le Coordinateur de l’Orchestre, le Charbonnier et le Gardien de la mémoire) avec le succès requis. De ce fait, on peut se dire que l’EnvOping - qui est peut être né comme le fruit de la connaissance et du talent de certains - est un exercice plus proche d’une technique ou d’une science que d’un art. Bien sûr, comme dans tout métier, on y trouve certaines personnes plus douées que d’autres, ou ayant une plus grande sensibilité pour ce « savoir-faire » qui permet de lire un environnement opérationnel en sachant immédiatement le traduire en termes de menaces pour l’entreprise. Mais ces « artistes » talentueux n’ont pu en faire quelque chose que parce qu’ils avaient la foi du charbonnier et la volonté qui permet la persévérance dans l’action. Par leur labeur quotidien ils ont pu transformer en « quelque chose de palpable » cet instinct pour la lecture curieuse du monde qui les entoure. Une science ? Par le travail assidu et la mise en place d’une méthode d’analyse, les pionniers de l’EnvOping ont – ils créé une science ? Probablement qu’ils veulent bien le croire. De là d’ailleurs l’ambition de vouloir en faire un cursus d’apprentissage universitaire. Alors qu’est ce qui définit une science ? La science est un savoir ou un ensemble de connaissances que l’on acquiert par l’étude, l’expérience et l’observation. C’est donc une activité qui tend à la découverte des lois qui régissent les phénomènes. En effet, l’EnvOping est une approche de management acquise suite à l’étude et l’observation des changements de l’environnement opérationnel et l’expérience de diverses approches d’interaction avec lui. Cette observation et ces expériences ont permis de déduire un certain nombre de lois qui régissent non pas le changement de l’EnvOp mais les possibilités d’interaction avec lui. L’EnvOping est aujourd’hui une pratique avec ses outils qui viennent de l’observation d’un phénomène (le changement permanent de l’EnvOp) et la découverte dans chaque cas particulier des lois qui régissent ce phénomène. Il est sur le chemin de devenir une Science. Dans ce cadre, nous avons essayé - dans le chapitre 3 - de définir un cursus de formation universitaire pour fournir à de futurs cadres en charge de l’EnvOping les outils nécessaires pour interagir avec l’EnvOp. Ces outils et ce savoir sont en elle-même des sciences regroupées dans un cursus cohérant. Cela englobe les Sciences Humaines (le Droit, la Sociologie), les Sciences politique et Economiques, l’Economie publique et le Management, la Communication etc... Autant de sciences qui nous permettent de comprendre les faits qui se déroulent et les phénomènes observables et d’interagir avec eux. Nous considérons que ces phénomènes, et principalement les changements de l’EnvOp, obéissent à des lois et seraient vérifiables par des méthodes expérimentales. L’EnvOping devient donc un corpus cohérant qui permet d’expliquer des phénomènes et des faits observables qui a ses lois et ses méthodes expérimentales ….en somme une science Nous souhaitons toutefois apporter un bémol à ceci. L’EnvOping en tant que concept est une science mais la conceptualisation dans ce métier n’est que l’un de ses aspects. C’est la mise en application qui est son aspect le plus essentiel. Il ne suffit pas d’observer le changement ou de l’anticiper, il faut surtout interagir avec lui. Cette interaction avec l’EnvOp résulte d’expériences cumulées. Nous dirons alors que c’est une praxis émanant d’une expertise et d’une expérience mais aussi d’un flaire et d’un savoir-faire. D’autre part, et en dépit des outils de mesure de l’opinion, des moyens d’anticipation et d’analyse l’EnvOp est un corps vivant en perpétuel mouvement et nous ne pouvons pas toujours savoir comment il évolue. On ne peut le comparer à un autre corps vivant dont l’évolution dépend soit de facteurs internes (sa structure propre) ou de facteurs externes prévisibles et connus. L’EnvOp est composé d’éléments dont une partie est en mutation permanente et sur lequel peuvent agir des acteurs pas toujours prévisibles. Interagir avec eux n’est pas toujours une science exacte. Bismarck lui-même disait que la politique n’est pas une science exacte or la politique est au cœur des évolutions de l’EnvOping. Quoiqu’il en soit, si ce n’est pas une science exacte et structurée elle en est très proche. Elle ressemble en ceci à toutes les sciences sociales dont certains aspects sont purement scientifiques et d’autres pourraient relever du flaire ou de l’expérience acquise sur le tas sans pouvoir répondre exactement aux définitions classiques des sciences. Pour répondre donc à la question « Science ou Art ?», il serait plus approprié de dire que l’EnvOping est • certainement une science dans sa conception (compréhension des changements, traduction en termes d’impacts sur l’entreprise, établissement de plans d’action, engagement techniques avec les régulateurs, outils nécessaires à l’Interaction etc...) Et • un art dans sa mise en application (capacité d’anticipation, habilité à voir toutes les dimensions du changement et à interagir avec tous les acteurs en même temps, orchestrer une action globale ….). Pour être plus spécifique nous dirions qu’elle est une approche nouvelle dans le management qui tend à devenir un concept scientifique bien pensé et une praxis professionnelle bien sentie et bien déployée. L’EnvOping est une activité professionnelle qui se conçoit comme une science ……mais se déploie comme un art La base est en beaucoup de points une science et la mise en œuvre est en beaucoup de points un art
FORMAT: E-Book
By Fady J. Rahmé
L’EnvOping est –il une science ou un art ? L’EnvOping sera-t-il un jour une activité reconnue de l’entreprise et une fonction légitime et banalisée comme le sont les Finances, les Ressources Humaines ou le Marketing ? Voilà notre pari. Mais réussira-t-il ? Il est encore tôt pour le dire, même si beaucoup d’indicateurs laissent croire que cela sera le cas…..et dans peu de temps. Parmi ces indicateurs : • Le Temps des régulateurs qui est déjà là, • La Résilience Stratégique – qui ne peut s’atteindre que si l’on a les moyens d’interagir avec l’EnvOp - qui peut devenir dans un future très proche un des éléments sur base desquels les investisseurs jugent l’entreprise • L’EnvOp qui évolue bien plus rapidement que par le passé et à une vitesse exponentielle et qui a besoin de « quelqu’un pour s’en occuper » • Les outils des « solistes » (lobbyiste, chargé de la communication et des medias, juriste….) existent mais ont besoin d’un « coordinateur d’orchestre » pour les rendre plus efficients • Les risques émergeants qui sont devenus l’une des menaces les plus ressenties par les managers mais ces derniers ne savent pas encore comment y faire face en raison de la nature particulière de ces risques • La place de plus en plus importante qu’occupent le risque politique et les risques de réputation dans la réflexion des managers et qui les classent parmi les menaces les plus importantes auxquelles doit faire face l’entreprise Les entretiens conduits avec les chefs d’entreprises concernés ont démontré que l’interrogation autour de ce que nous avons appelé un métier pas comme les autres pour faire face à des risques pas comme les autres est d’actualité. Tous commencent à en percevoir les contours mais n’ont pas encore banalisé ou normalisé l’EnvOping. Au cours de ces entretiens, l’un des chefs d’entreprises interrogés disait : « Normaliser cette action envers l’environnement opérationnel ne peut se faire que si l’on change de perception à l’égard de tout ce que l’on peut mettre sous cette appellation. Il faudrait que l’on démystifie cette action menée, jusque-là, par des équipes, en marge du cœur de métier, qui déploient des méthodes qui ne sont pas très connues des managers de l’entreprise. A nos yeux, il s’agit plus d’un art, d’un savoir-faire acquis par des années de pratiques dans des environnements auxquels nous ne sommes pas familiers, que d’une vraie science transmissible avec des règles strictes et claires et que donc nos jeunes cadres peuvent apprendre à l’université ». De ce propos, il nous semble devoir conclure cet ouvrage en essayant de répondre à la question de savoir : L’EnvOping est-il un art ou une science ? S’il était un art ou un savoir-faire acquis sur le tas par des personnes ayant un don particulier pour ce genre d’approche alors il ne serait que très difficilement intégrable à toutes les entreprises puisqu’il serait le savoir-faire «inspiré» d’un cadre spécifique qui agirait «à la marge» de l’entreprise pour développer son art. S’il était une science, il serait un « corpus » de savoir précis, avec des «causes» et des «effets» prédictibles. Il serait un ensemble de règles et de lois transmissible en tout lieu et susceptible d’être incorporé dans le management des entreprises qui réunissent les conditions de son application. Un art ? On définit l’art comme une «activité humaine qui tend à la création d’une œuvre exprimant un idéal de beauté et d’harmonie». Cela vaut pour un tableau, un poème ou une œuvre littéraire. Mais l’art tel qu’on l’applique à d’autres activités serait «un ensemble de connaissances et techniques nécessaires pour maitrise une pratique donnée». On parlerait alors des arts martiaux, de l’art de la table de l’art de la négociation etc…. Toutefois, ce qui est commun à ces deux définitions c’est bien que l’on appelle «Art» une pratique qui nécessite un certain talent, un certain savoir-faire, une certaine connaissance dans laquelle la personne qui met en œuvre cette pratique, le fait d’une manière peu commune fondée sur une certaine connaissance spécifique à celui qui a la maitrise profonde de cette pratique et qui peut donc la faire passer d’une action mécanique à une opération ayant une dimension «artistique»…en y mettant souvent des sentiments ou ce qu’on appelle une âme. Prenons les arts martiaux. C’est pour le commun des mortels un ensemble de mouvements qui permettent soit de se défendre face à une agression soit d’attaquer une autre personne. Ils sont répertoriés comme des sports de combats et font même partie des épreuves de jeux olympiques comme n’importe quelle activité sportive. Nous ne les « élevons » en les appelants « arts martiaux » que lorsque nous y trouvons une harmonie du corps et de l’esprit et qu’ils nous apparaissent comme l’émanation d’une philosophie (plutôt asiatique) et l’expression d’un haut niveau de perfection. Revenons à l’EnvOping. Il s’agit bien d’un ensemble de techniques nécessaires pour maitriser une pratique donnée. Ces techniques découlent de connaissances. Mais il n’y a pas le besoin d’un talent d’exception ou d’aspiration « au beau » et de sublimation de l’action pour interagir avec son environnement opérationnel. Une bonne maitrise de certains outils, la mise en place d’une bonne cartographie des acteurs, un suivi régulier, strict et discipliné permettent de jouer les cinq rôles (le Radar, le Traducteur, le Coordinateur de l’Orchestre, le Charbonnier et le Gardien de la mémoire) avec le succès requis. De ce fait, on peut se dire que l’EnvOping - qui est peut être né comme le fruit de la connaissance et du talent de certains - est un exercice plus proche d’une technique ou d’une science que d’un art. Bien sûr, comme dans tout métier, on y trouve certaines personnes plus douées que d’autres, ou ayant une plus grande sensibilité pour ce « savoir-faire » qui permet de lire un environnement opérationnel en sachant immédiatement le traduire en termes de menaces pour l’entreprise. Mais ces « artistes » talentueux n’ont pu en faire quelque chose que parce qu’ils avaient la foi du charbonnier et la volonté qui permet la persévérance dans l’action. Par leur labeur quotidien ils ont pu transformer en « quelque chose de palpable » cet instinct pour la lecture curieuse du monde qui les entoure. Une science ? Par le travail assidu et la mise en place d’une méthode d’analyse, les pionniers de l’EnvOping ont – ils créé une science ? Probablement qu’ils veulent bien le croire. De là d’ailleurs l’ambition de vouloir en faire un cursus d’apprentissage universitaire. Alors qu’est ce qui définit une science ? La science est un savoir ou un ensemble de connaissances que l’on acquiert par l’étude, l’expérience et l’observation. C’est donc une activité qui tend à la découverte des lois qui régissent les phénomènes. En effet, l’EnvOping est une approche de management acquise suite à l’étude et l’observation des changements de l’environnement opérationnel et l’expérience de diverses approches d’interaction avec lui. Cette observation et ces expériences ont permis de déduire un certain nombre de lois qui régissent non pas le changement de l’EnvOp mais les possibilités d’interaction avec lui. L’EnvOping est aujourd’hui une pratique avec ses outils qui viennent de l’observation d’un phénomène (le changement permanent de l’EnvOp) et la découverte dans chaque cas particulier des lois qui régissent ce phénomène. Il est sur le chemin de devenir une Science. Dans ce cadre, nous avons essayé - dans le chapitre 3 - de définir un cursus de formation universitaire pour fournir à de futurs cadres en charge de l’EnvOping les outils nécessaires pour interagir avec l’EnvOp. Ces outils et ce savoir sont en elle-même des sciences regroupées dans un cursus cohérant. Cela englobe les Sciences Humaines (le Droit, la Sociologie), les Sciences politique et Economiques, l’Economie publique et le Management, la Communication etc... Autant de sciences qui nous permettent de comprendre les faits qui se déroulent et les phénomènes observables et d’interagir avec eux. Nous considérons que ces phénomènes, et principalement les changements de l’EnvOp, obéissent à des lois et seraient vérifiables par des méthodes expérimentales. L’EnvOping devient donc un corpus cohérant qui permet d’expliquer des phénomènes et des faits observables qui a ses lois et ses méthodes expérimentales ….en somme une science Nous souhaitons toutefois apporter un bémol à ceci. L’EnvOping en tant que concept est une science mais la conceptualisation dans ce métier n’est que l’un de ses aspects. C’est la mise en application qui est son aspect le plus essentiel. Il ne suffit pas d’observer le changement ou de l’anticiper, il faut surtout interagir avec lui. Cette interaction avec l’EnvOp résulte d’expériences cumulées. Nous dirons alors que c’est une praxis émanant d’une expertise et d’une expérience mais aussi d’un flaire et d’un savoir-faire. D’autre part, et en dépit des outils de mesure de l’opinion, des moyens d’anticipation et d’analyse l’EnvOp est un corps vivant en perpétuel mouvement et nous ne pouvons pas toujours savoir comment il évolue. On ne peut le comparer à un autre corps vivant dont l’évolution dépend soit de facteurs internes (sa structure propre) ou de facteurs externes prévisibles et connus. L’EnvOp est composé d’éléments dont une partie est en mutation permanente et sur lequel peuvent agir des acteurs pas toujours prévisibles. Interagir avec eux n’est pas toujours une science exacte. Bismarck lui-même disait que la politique n’est pas une science exacte or la politique est au cœur des évolutions de l’EnvOping. Quoiqu’il en soit, si ce n’est pas une science exacte et structurée elle en est très proche. Elle ressemble en ceci à toutes les sciences sociales dont certains aspects sont purement scientifiques et d’autres pourraient relever du flaire ou de l’expérience acquise sur le tas sans pouvoir répondre exactement aux définitions classiques des sciences. Pour répondre donc à la question « Science ou Art ?», il serait plus approprié de dire que l’EnvOping est • certainement une science dans sa conception (compréhension des changements, traduction en termes d’impacts sur l’entreprise, établissement de plans d’action, engagement techniques avec les régulateurs, outils nécessaires à l’Interaction etc...) Et • un art dans sa mise en application (capacité d’anticipation, habilité à voir toutes les dimensions du changement et à interagir avec tous les acteurs en même temps, orchestrer une action globale ….). Pour être plus spécifique nous dirions qu’elle est une approche nouvelle dans le management qui tend à devenir un concept scientifique bien pensé et une praxis professionnelle bien sentie et bien déployée. L’EnvOping est une activité professionnelle qui se conçoit comme une science ……mais se déploie comme un art La base est en beaucoup de points une science et la mise en œuvre est en beaucoup de points un art
FORMAT: Softcover
By Fady J. Rahmé
L’EnvOping est –il une science ou un art ? L’EnvOping sera-t-il un jour une activité reconnue de l’entreprise et une fonction légitime et banalisée comme le sont les Finances, les Ressources Humaines ou le Marketing ? Voilà notre pari. Mais réussira-t-il ? Il est encore tôt pour le dire, même si beaucoup d’indicateurs laissent croire que cela sera le cas…..et dans peu de temps. Parmi ces indicateurs : • Le Temps des régulateurs qui est déjà là, • La Résilience Stratégique – qui ne peut s’atteindre que si l’on a les moyens d’interagir avec l’EnvOp - qui peut devenir dans un future très proche un des éléments sur base desquels les investisseurs jugent l’entreprise • L’EnvOp qui évolue bien plus rapidement que par le passé et à une vitesse exponentielle et qui a besoin de « quelqu’un pour s’en occuper » • Les outils des « solistes » (lobbyiste, chargé de la communication et des medias, juriste….) existent mais ont besoin d’un « coordinateur d’orchestre » pour les rendre plus efficients • Les risques émergeants qui sont devenus l’une des menaces les plus ressenties par les managers mais ces derniers ne savent pas encore comment y faire face en raison de la nature particulière de ces risques • La place de plus en plus importante qu’occupent le risque politique et les risques de réputation dans la réflexion des managers et qui les classent parmi les menaces les plus importantes auxquelles doit faire face l’entreprise Les entretiens conduits avec les chefs d’entreprises concernés ont démontré que l’interrogation autour de ce que nous avons appelé un métier pas comme les autres pour faire face à des risques pas comme les autres est d’actualité. Tous commencent à en percevoir les contours mais n’ont pas encore banalisé ou normalisé l’EnvOping. Au cours de ces entretiens, l’un des chefs d’entreprises interrogés disait : « Normaliser cette action envers l’environnement opérationnel ne peut se faire que si l’on change de perception à l’égard de tout ce que l’on peut mettre sous cette appellation. Il faudrait que l’on démystifie cette action menée, jusque-là, par des équipes, en marge du cœur de métier, qui déploient des méthodes qui ne sont pas très connues des managers de l’entreprise. A nos yeux, il s’agit plus d’un art, d’un savoir-faire acquis par des années de pratiques dans des environnements auxquels nous ne sommes pas familiers, que d’une vraie science transmissible avec des règles strictes et claires et que donc nos jeunes cadres peuvent apprendre à l’université ». De ce propos, il nous semble devoir conclure cet ouvrage en essayant de répondre à la question de savoir : L’EnvOping est-il un art ou une science ? S’il était un art ou un savoir-faire acquis sur le tas par des personnes ayant un don particulier pour ce genre d’approche alors il ne serait que très difficilement intégrable à toutes les entreprises puisqu’il serait le savoir-faire «inspiré» d’un cadre spécifique qui agirait «à la marge» de l’entreprise pour développer son art. S’il était une science, il serait un « corpus » de savoir précis, avec des «causes» et des «effets» prédictibles. Il serait un ensemble de règles et de lois transmissible en tout lieu et susceptible d’être incorporé dans le management des entreprises qui réunissent les conditions de son application. Un art ? On définit l’art comme une «activité humaine qui tend à la création d’une œuvre exprimant un idéal de beauté et d’harmonie». Cela vaut pour un tableau, un poème ou une œuvre littéraire. Mais l’art tel qu’on l’applique à d’autres activités serait «un ensemble de connaissances et techniques nécessaires pour maitrise une pratique donnée». On parlerait alors des arts martiaux, de l’art de la table de l’art de la négociation etc…. Toutefois, ce qui est commun à ces deux définitions c’est bien que l’on appelle «Art» une pratique qui nécessite un certain talent, un certain savoir-faire, une certaine connaissance dans laquelle la personne qui met en œuvre cette pratique, le fait d’une manière peu commune fondée sur une certaine connaissance spécifique à celui qui a la maitrise profonde de cette pratique et qui peut donc la faire passer d’une action mécanique à une opération ayant une dimension «artistique»…en y mettant souvent des sentiments ou ce qu’on appelle une âme. Prenons les arts martiaux. C’est pour le commun des mortels un ensemble de mouvements qui permettent soit de se défendre face à une agression soit d’attaquer une autre personne. Ils sont répertoriés comme des sports de combats et font même partie des épreuves de jeux olympiques comme n’importe quelle activité sportive. Nous ne les « élevons » en les appelants « arts martiaux » que lorsque nous y trouvons une harmonie du corps et de l’esprit et qu’ils nous apparaissent comme l’émanation d’une philosophie (plutôt asiatique) et l’expression d’un haut niveau de perfection. Revenons à l’EnvOping. Il s’agit bien d’un ensemble de techniques nécessaires pour maitriser une pratique donnée. Ces techniques découlent de connaissances. Mais il n’y a pas le besoin d’un talent d’exception ou d’aspiration « au beau » et de sublimation de l’action pour interagir avec son environnement opérationnel. Une bonne maitrise de certains outils, la mise en place d’une bonne cartographie des acteurs, un suivi régulier, strict et discipliné permettent de jouer les cinq rôles (le Radar, le Traducteur, le Coordinateur de l’Orchestre, le Charbonnier et le Gardien de la mémoire) avec le succès requis. De ce fait, on peut se dire que l’EnvOping - qui est peut être né comme le fruit de la connaissance et du talent de certains - est un exercice plus proche d’une technique ou d’une science que d’un art. Bien sûr, comme dans tout métier, on y trouve certaines personnes plus douées que d’autres, ou ayant une plus grande sensibilité pour ce « savoir-faire » qui permet de lire un environnement opérationnel en sachant immédiatement le traduire en termes de menaces pour l’entreprise. Mais ces « artistes » talentueux n’ont pu en faire quelque chose que parce qu’ils avaient la foi du charbonnier et la volonté qui permet la persévérance dans l’action. Par leur labeur quotidien ils ont pu transformer en « quelque chose de palpable » cet instinct pour la lecture curieuse du monde qui les entoure. Une science ? Par le travail assidu et la mise en place d’une méthode d’analyse, les pionniers de l’EnvOping ont – ils créé une science ? Probablement qu’ils veulent bien le croire. De là d’ailleurs l’ambition de vouloir en faire un cursus d’apprentissage universitaire. Alors qu’est ce qui définit une science ? La science est un savoir ou un ensemble de connaissances que l’on acquiert par l’étude, l’expérience et l’observation. C’est donc une activité qui tend à la découverte des lois qui régissent les phénomènes. En effet, l’EnvOping est une approche de management acquise suite à l’étude et l’observation des changements de l’environnement opérationnel et l’expérience de diverses approches d’interaction avec lui. Cette observation et ces expériences ont permis de déduire un certain nombre de lois qui régissent non pas le changement de l’EnvOp mais les possibilités d’interaction avec lui. L’EnvOping est aujourd’hui une pratique avec ses outils qui viennent de l’observation d’un phénomène (le changement permanent de l’EnvOp) et la découverte dans chaque cas particulier des lois qui régissent ce phénomène. Il est sur le chemin de devenir une Science. Dans ce cadre, nous avons essayé - dans le chapitre 3 - de définir un cursus de formation universitaire pour fournir à de futurs cadres en charge de l’EnvOping les outils nécessaires pour interagir avec l’EnvOp. Ces outils et ce savoir sont en elle-même des sciences regroupées dans un cursus cohérant. Cela englobe les Sciences Humaines (le Droit, la Sociologie), les Sciences politique et Economiques, l’Economie publique et le Management, la Communication etc... Autant de sciences qui nous permettent de comprendre les faits qui se déroulent et les phénomènes observables et d’interagir avec eux. Nous considérons que ces phénomènes, et principalement les changements de l’EnvOp, obéissent à des lois et seraient vérifiables par des méthodes expérimentales. L’EnvOping devient donc un corpus cohérant qui permet d’expliquer des phénomènes et des faits observables qui a ses lois et ses méthodes expérimentales ….en somme une science Nous souhaitons toutefois apporter un bémol à ceci. L’EnvOping en tant que concept est une science mais la conceptualisation dans ce métier n’est que l’un de ses aspects. C’est la mise en application qui est son aspect le plus essentiel. Il ne suffit pas d’observer le changement ou de l’anticiper, il faut surtout interagir avec lui. Cette interaction avec l’EnvOp résulte d’expériences cumulées. Nous dirons alors que c’est une praxis émanant d’une expertise et d’une expérience mais aussi d’un flaire et d’un savoir-faire. D’autre part, et en dépit des outils de mesure de l’opinion, des moyens d’anticipation et d’analyse l’EnvOp est un corps vivant en perpétuel mouvement et nous ne pouvons pas toujours savoir comment il évolue. On ne peut le comparer à un autre corps vivant dont l’évolution dépend soit de facteurs internes (sa structure propre) ou de facteurs externes prévisibles et connus. L’EnvOp est composé d’éléments dont une partie est en mutation permanente et sur lequel peuvent agir des acteurs pas toujours prévisibles. Interagir avec eux n’est pas toujours une science exacte. Bismarck lui-même disait que la politique n’est pas une science exacte or la politique est au cœur des évolutions de l’EnvOping. Quoiqu’il en soit, si ce n’est pas une science exacte et structurée elle en est très proche. Elle ressemble en ceci à toutes les sciences sociales dont certains aspects sont purement scientifiques et d’autres pourraient relever du flaire ou de l’expérience acquise sur le tas sans pouvoir répondre exactement aux définitions classiques des sciences. Pour répondre donc à la question « Science ou Art ?», il serait plus approprié de dire que l’EnvOping est • certainement une science dans sa conception (compréhension des changements, traduction en termes d’impacts sur l’entreprise, établissement de plans d’action, engagement techniques avec les régulateurs, outils nécessaires à l’Interaction etc...) Et • un art dans sa mise en application (capacité d’anticipation, habilité à voir toutes les dimensions du changement et à interagir avec tous les acteurs en même temps, orchestrer une action globale ….). Pour être plus spécifique nous dirions qu’elle est une approche nouvelle dans le management qui tend à devenir un concept scientifique bien pensé et une praxis professionnelle bien sentie et bien déployée. L’EnvOping est une activité professionnelle qui se conçoit comme une science ……mais se déploie comme un art La base est en beaucoup de points une science et la mise en œuvre est en beaucoup de points un art
FORMAT: Hardcover
By Anton Miglo
Corporate Finance: Basic Theory and Advanced Topics is one of the first books combining both basic corporate fi nance theory and advanced corporate finance. The latter is presented in comprehensive fashion accessible to a large audience.
FORMAT: Softcover
By Anton Miglo
Corporate Finance: Basic Theory and Advanced Topics is one of the first books combining both basic corporate fi nance theory and advanced corporate finance. The latter is presented in comprehensive fashion accessible to a large audience.
FORMAT: Hardcover
By Anton Miglo
Corporate Finance: Basic Theory and Advanced Topics is one of the first books combining both basic corporate fi nance theory and advanced corporate finance. The latter is presented in comprehensive fashion accessible to a large audience.
FORMAT: E-Book
By Richard Howard and John Gordon
No Description Available.
FORMAT: Softcover
By Richard Howard and John Gordon
No Description Available.
FORMAT: Hardcover
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